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CIBLE · API SGE ENEDIS COURTIER

Récupérer les données SGE Enedis

↳ ACD signé, requête posée, données récupérées

Le SGE (Système de Gestion des Énergies) d'Enedis est le point d'entrée unique pour qu'un courtier accède aux données d'un site : courbe de charge Linky, index quotidiens, paramètres techniques. Le parcours suit toujours quatre étapes — signature ACD, soumission à Enedis, validation 24 à 72 heures, téléchargement des flux. Voici la mécanique pas à pas et les bonnes pratiques pour ne pas se faire bloquer.

Les quatre étapes du parcours SGE

Récupérer les données d'un PDL via le SGE Enedis n'est pas une opération unitaire : c'est une séquence ordonnée de quatre étapes, chacune avec ses contraintes propres. Comprendre cette chaîne évite de perdre 48 heures sur un mandat mal soumis.

Étape 1 — Signature du mandat ACD par le client. Le mandat ACD (Autorisation de Communication des Données) est le document standardisé Enedis qui autorise nommément le tiers (cabinet de courtage ou éditeur logiciel) à accéder aux données du PDL. Il doit comporter le numéro de PDL exact (14 chiffres), le SIREN du client, l'identification du tiers autorisé et une signature légalement valide au sens eIDAS. Une signature scannée à la main suffit techniquement, mais une signature électronique qualifiée accélère le traitement Enedis. Voir notre page sur la signature électronique ACD.

Étape 2 — Soumission du mandat au SGE. Le mandat signé est transmis à Enedis via l'API tiers du SGE. Cette soumission crée une demande de tiers déclaré qui est mise en file d'attente côté Enedis. La transmission est instantanée mais le traitement ne l'est pas — Enedis vérifie la validité formelle du mandat, l'unicité du tiers déclaré sur le PDL, et l'absence de litige sur les mandats antérieurs.

Étape 3 — Validation Enedis. Le délai de validation observé varie de 24 à 72 heures sur un cas standard, jusqu'à 5 à 10 jours en cas de litige. Aucune notification proactive d'Enedis : le tiers doit interroger périodiquement le statut de la demande via l'API. La validation Enedis ne renvoie pas les données — elle ouvre simplement le droit d'interroger les flux.

Étape 4 — Téléchargement des flux. Une fois le mandat actif, le tiers peut adresser des requêtes ciblées sur chaque flux : R63 pour les index journaliers, R64 pour l'historique des contrats, R171 pour la courbe de charge 30 minutes, R151 pour les paramètres techniques. Chaque requête renvoie un fichier XML structuré, parsable en quelques secondes. Les données arrivent en quelques minutes après la requête, parfois en quelques secondes selon la charge du SGE.

Ce qui rentre dans Volto à l'issue du parcours

Au bout du parcours, un courtier dispose d'un jeu de données précis et structuré, exploitable immédiatement pour la cotation. Concrètement, voici ce que la fiche site Volto contient après une récupération SGE complète sur un PDL C5 Linky.

  • Index journaliers sur 36 mois glissants, ventilés HP/HC pour un C5 en option double tarif, ou en consommation brute pour un C5 en option base.
  • Courbe de charge au pas 30 minutes sur 24 mois, soit environ 35 000 points par PDL. La donnée est interpolée si des trous existent dans la télérelève (incidents Linky, coupure réseau).
  • Paramètres techniques du raccordement : segment (C5 ici), puissance souscrite (6, 9, 12, 15, 18, 24, 30 ou 36 kVA), option tarifaire active (BASE, HP/HC, Tempo), formule tarifaire d'acheminement, type de compteur (Linky G3, type 3, type 4), date de pose.
  • Historique des contrats sur 36 mois : fournisseurs successifs, dates de prise d'effet, dates de fin, structures tarifaires. Cet historique sert à positionner la fenêtre de relance commerciale précisément.
  • Événements techniques : dépassements de puissance souscrite, dates de relève réelle vs estimée, incidents Linky.

Pour un PDL C4 (puissance souscrite supérieure à 36 kVA, télérelève quotidienne), le périmètre s'étoffe avec une ventilation HPH/HCH/HPB/HCB par poste horosaisonnier et une courbe de charge sur 36 mois. Le détail complet des flux est sur la page mère API Enedis pour courtier.

Limitations courantes et quotas SGE

Le SGE n'est pas une API illimitée. Enedis applique plusieurs garde-fous qu'il faut connaître pour ne pas se faire bloquer en pleine campagne de prospection.

Quotas par tiers déclaré. Chaque tiers (cabinet ou éditeur) a un quota journalier de requêtes par type de flux. Typiquement 500 R63 par jour, 200 R171, illimité sur les paramètres techniques. Au-delà, les requêtes sont mises en file d'attente. Un éditeur comme Volto mutualise les quotas sur l'ensemble des cabinets clients, ce qui lisse les pics et évite le blocage d'un cabinet isolé.

Antériorité plafonnée. 36 mois maximum pour les index journaliers et les paramètres techniques, 24 mois pour la courbe de charge 30 minutes sur les segments C5 Linky. Au-delà, les données sortent du SGE et il faut se rabattre sur les factures du prospect.

Fraîcheur des données. Les flux SGE sont actualisés en J+1 à J+2 selon la qualité de la télérelève Linky. Une cotation produite le 18 du mois ne dispose donc pas des données du 17 — pas grave pour un calcul de consommation annuelle, à connaître si on cherche à analyser un événement récent.

Litiges sur mandats. Si un mandat ACD antérieur est encore actif sur le PDL au profit d'un autre tiers (concurrent), la nouvelle soumission est mise en suspens jusqu'à révocation ou expiration du précédent. Le client peut révoquer manuellement depuis son espace MyEnedis Entreprise. Volto trace ce cas et propose le bon parcours au commercial.

Bonnes pratiques pour ne pas se faire bloquer

Quelques règles simples permettent à un courtier de fiabiliser sa récupération SGE et de garder un bon niveau de service Enedis. Ce sont des recommandations qu'on a tirées de plusieurs centaines de PDL traités par les cabinets clients.

Vérifier le PDL avant de signer. Un PDL erroné dans le mandat ACD bloque toute la chaîne. Le numéro doit être lu sur une facture récente du client, pas reconstitué de mémoire. La page PDL et PRM points de livraison détaille où le trouver et comment éviter les erreurs courantes.

Grouper les demandes par SIREN. Un mandat ACD peut porter sur un PDL unique ou sur l'ensemble des PDL d'un SIREN. Pour un prospect multi-sites, une seule demande au lieu de N — réduction du délai global et économie de requêtes sur le quota tiers.

Ne pas relancer une requête avant 24 heures. Si un flux n'est pas revenu immédiatement, ce n'est pas un échec : le SGE peut mettre quelques minutes à plusieurs heures à traiter une demande. Re-soumettre la même requête dans la foulée double la consommation de quota sans accélérer le retour.

Tracer la date d'expiration ACD. Le mandat ACD est valable 3 ans. Sans alerte 90 jours avant l'expiration, le rafraîchissement des données s'arrête sans bruit et le commercial s'en aperçoit au pire moment, en pleine relance.

Surveiller les codes d'erreur SGE. SGT500, SGT404, SGT600 ont chacun une action corrective spécifique. Un logiciel courtier sérieux traduit ces codes en messages explicites au lieu d'afficher le code brut.

Ce que Volto fait à votre place dans cette mécanique

Sur les quatre étapes du parcours SGE, trois sont entièrement automatisées dans Volto. La seule action humaine restante est la lecture du PDL sur la facture du client — étape sur laquelle on ne peut pas faire l'économie du contrôle visuel.

Concrètement, dès que le commercial enclenche une qualification dans le pricer Volto avec un PDL renseigné, le mandat ACD est généré, envoyé en signature électronique au client, et soumis automatiquement au SGE Enedis dès retour de signature. Les flux R63, R64, R151 et R171 sont récupérés en parallèle dès que la validation Enedis tombe, parsés, et restitués dans la fiche site. La donnée est conservée 36 mois et rafraîchie quotidiennement tant que le mandat est valide. Les codes d'erreur SGE sont traduits en français, l'expiration ACD est suivie avec une alerte 90 jours avant, les quotas sont gérés à l'échelle de l'éditeur sans plafond visible pour le courtier.

Cette mécanique fait partie des six modules du logiciel courtier énergie Volto, inclus dans le plan Cabinet à 200 €/mois HT sans surcoût par PDL. Pour la liste complète des flux et l'arbitrage entre intégration native et export manuel, voir la page mère sur les données Enedis.

Questions fréquentes sur la récupération SGE

Combien de temps faut-il entre la signature ACD et la disponibilité des données SGE ?

Sur un PDL standard sans incident, le délai moyen observé est de 24 à 48 heures entre l'enregistrement du mandat ACD dans le SGE et la disponibilité effective des premiers flux. Le pic se situe en début de mois (forte volumétrie de demandes côté fournisseurs concurrents) où le délai peut grimper à 72 heures. Pour un PDL avec litige (mandat antérieur encore actif, contestation en cours), le délai s'allonge à 5 à 10 jours et nécessite parfois un échange avec le support tiers d'Enedis. Volto trace l'état d'avancement de chaque demande en temps réel dans la fiche site.

Quelles sont les limites de volumétrie imposées par Enedis sur les requêtes SGE ?

Enedis applique des quotas par tiers autorisé, pas par client final. Pour la consommation quotidienne (R63), la limite est typiquement de 500 requêtes par jour par tiers. Pour la courbe de charge 30 minutes (R171), la limite descend à 200 requêtes quotidiennes en raison du volume de données transitées. Les paramètres techniques (R151) ne sont pas plafonnés en pratique. Un tiers qui dépasse les quotas voit ses requêtes mises en file d'attente, voire son accès suspendu temporairement. Côté Volto, les quotas sont mutualisés sur l'ensemble des cabinets clients, ce qui lisse les pics.

Peut-on récupérer les données d'un site sans Linky ?

Oui, mais avec un périmètre réduit. Un PDL équipé d'un ancien compteur électromécanique ou électronique non communicant ne remonte pas de courbe de charge 30 minutes — seuls les index relevés (mensuels ou semestriels selon le segment) sont disponibles via le SGE. Côté C5, environ 95% du parc est désormais en Linky, le sujet est marginal. Côté C4, le déploiement des compteurs communicants PME-PMI est plus tardif et certains sites en cours de migration n'exposent qu'une partie des flux. La fiche site Volto affiche systématiquement le type de compteur et le niveau de données accessibles.

Que faire quand une requête SGE renvoie une erreur ?

Les erreurs SGE remontent un code normalisé (SGT500, SGT404, SGT600, etc.). Les trois cas les plus fréquents : SGT500 — mandat ACD non reconnu (le numéro de PDL ne correspond pas au mandat, ou le mandat a été révoqué), SGT404 — PDL introuvable dans la base Enedis (typique des nouveaux raccordements pas encore activés), SGT600 — quota tiers atteint. Volto traduit ces codes en messages explicites côté courtier et propose l'action corrective (ressigner un mandat, attendre 24h, contacter le support). Aucun courtier ne devrait avoir à lire un code SGT dans son interface.

L'antériorité de 2 à 3 ans est-elle suffisante pour pricer correctement ?

Dans la grande majorité des cas, oui. 24 mois de courbe de charge couvrent deux saisons hivernales complètes et permettent un calage tarifaire fiable. 36 mois d'index journaliers donnent une consommation annuelle de référence stable, peu sensible aux aléas climatiques. Le cas où l'antériorité SGE n'est pas suffisante : un site qui a connu un changement d'usage majeur récent (extension de bâtiment, arrêt d'une ligne de production, basculement vers du télétravail). Dans ce cas précis, les données historiques sont trompeuses et il faut s'appuyer sur les 6 à 12 derniers mois uniquement, ce que Volto sait isoler à la demande.

Voir aussi

Voir le parcours SGE en action

La meilleure démonstration tient en un PDL : on génère le mandat ACD, on le signe, on lance la requête SGE, et on regarde les données arriver. 2 minutes de démo en vidéo ou 1h30 de prise en main accompagnée.

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À partir de 200 €/mois HT — 2 utilisateurs inclus, sans engagement, annulable à tout moment. Intégration SGE Enedis incluse, pas de surcoût par PDL.