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OUTIL · DIMENSIONNEMENT PUISSANCE · SEGMENT C5

Audit puissance souscrite

↳ le levier le plus simple, le plus oublié

De nombreux sites C5 sont souscrits en puissance plusieurs kVA au-dessus de leur pic réel — héritage du raccordement initial, jamais réajusté. Donnez le pic observé sur 12 mois, l'outil calcule la puissance optimale et l'économie TURPE + CTA annuelle.

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Actuel
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Économie annuelle sur la part fixe TURPE
€/an · HTT
S'y ajoute mécaniquement une baisse de la CTA, calculée sur la part fixe TURPE selon le taux en vigueur sur la facture.

Périmètre. Calcul basé sur les coefficients de part fixe TURPE 7 publiés par Enedis (1ᵉʳ août 2025, modifiés le 4 février 2026). L'outil isole l'économie sur la part fixe TURPE — la part variable (au kWh par poste) n'est pas affectée par la puissance souscrite. La CTA, calculée comme un pourcentage du TURPE fixe, baisse mécaniquement dans le même rapport (à appliquer manuellement selon le taux en vigueur sur la facture). Les frais de modification de puissance (3,71 € à 60,52 €, prélevés une fois) ne sont pas déduits. Ne couvre pas la composante des dépassements de puissance (CMDPS) qui serait évitée en cas de pic actuel supérieur à la puissance souscrite.

Comment l'outil recommande la puissance

L'outil cherche la plus petite puissance standard C5 (parmi 3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 30, 36 kVA) qui reste supérieure au pic observé augmenté de la marge de sécurité. Par exemple, pour un pic de 9,5 kVA avec une marge de 10 %, le pic majoré est de 10,45 kVA — la plus petite puissance standard supérieure est 12 kVA. Si la puissance actuelle est de 18 kVA, l'outil recommande donc 12 kVA et calcule l'économie correspondante.

Sur le pic observé : le bon réflexe est de prendre le pic des 36 derniers mois, pas du dernier mois, pour absorber la saisonnalité (un site avec climatisation aura son pic en juillet, un site avec chauffage électrique en janvier). Sur la marge de sécurité : la valeur par défaut de 10 % couvre la majorité des cas tertiaires ; pour un site avec process variable (industrie légère, restauration intensive), 15 à 20 % est plus prudent.

Pourquoi cette optimisation est trop souvent oubliée

La puissance souscrite est, dans 99 % des cas, choisie au moment du raccordement initial du site — souvent par le propriétaire des locaux, parfois 10 ou 20 ans avant l'arrivée du locataire actuel. À l'époque, le dimensionnement se faisait sur des hypothèses d'usage qui ont depuis évolué : équipements remplacés par des modèles plus efficients, déménagement d'une partie de l'activité, automatisation de process, passage au LED. Le pic réel a baissé, mais personne ne réajuste la puissance souscrite — c'est un poste invisible sur la facture, qui se paie tous les mois sans contestation possible.

Pour un courtier en énergie, l'audit puissance est un levier d'optimisation immédiate qui ne dépend ni de la renégociation du contrat fournisseur, ni d'une modification d'usage côté client. Une simple lecture des courbes Linky suffit à identifier le pic, et la baisse se fait en quelques jours. Sur un portefeuille de sites C5, une part significative présente une marge de descente d'au moins un palier — d'où l'intérêt d'automatiser le diagnostic plutôt que d'attendre la demande du client.

L'effet d'entraînement sur la CTA

L'économie affichée par l'outil est strictement la part fixe TURPE. À cette économie s'ajoute mécaniquement une baisse de la CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement), qui finance les retraites des industries électriques et gazières et qui est calculée comme un pourcentage du TURPE fixe. Le taux CTA est fixé par arrêté et varie dans le temps — pour le chiffrer précisément sur un dossier client, prendre le taux indiqué sur la facture la plus récente et l'appliquer à l'économie TURPE calculée ici.

Questions fréquentes

Comment trouver le pic de puissance maximal observé sur mon site ?

Le pic de puissance des 36 derniers mois est accessible sur l'espace client Enedis (enedis.fr) pour les sites équipés d'un compteur Linky — section « Suivi de consommation », onglet « Puissance maximale atteinte ». Pour un site sans compteur communicant, le pic figure indirectement sur les factures dans la rubrique « dépassements de puissance » : si un dépassement apparaît, le pic dépasse la puissance souscrite ; sinon, on peut estimer le pic en croisant les courbes de charge mensuelles.

Pourquoi conserver une marge de sécurité sur la puissance souscrite ?

Un site qui souscrit pile la puissance maximale observée risque un dépassement à la première variation imprévue (canicule, achat d'un nouvel équipement, panne d'un appareil compensée par un autre). En cas de dépassement, le distributeur applique une composante mensuelle des dépassements de puissance souscrite (CMDPS), qui peut atteindre plusieurs centaines d'euros annuels et neutraliser l'économie. Une marge de 10 à 15 % au-dessus du pic observé couvre la quasi-totalité des cas et reste largement rentable.

Quelle est l'économie typique sur un site mal dimensionné ?

Sur le segment C5, la part fixe TURPE coûte 12,12 €/kVA/an en MU4 et 10,11 €/kVA/an en CU4. Une réduction de 6 kVA (par exemple 18 → 12 kVA) sur un site en MU4 représente donc une économie TURPE fixe de 6 × 12,12 = 72,72 €/an. Sur les sites les plus mal dimensionnés (réduction possible de 12 à 18 kVA), l'économie monte à 150-220 €/an sur la part TURPE, soit 750-1 100 € sur la durée typique d'un contrat 5 ans. À cette économie TURPE s'ajoute mécaniquement une réduction de la CTA (proportionnelle au TURPE fixe) — à calculer à partir du taux CTA en vigueur sur la facture.

La procédure de baisse de puissance souscrite est-elle complexe ?

Non. Pour un site C5 équipé d'un compteur Linky, la baisse se fait en quelques jours via le fournisseur d'électricité, sans intervention technique et avec des frais limités (3,71 € à 60,52 € selon les cas). Pour un compteur non communicant, une intervention Enedis est nécessaire et les délais sont plus longs (jusqu'à 30 jours). Dans tous les cas, le nouveau tarif s'applique au premier jour du mois suivant la modification effective.

Peut-on baisser puis remonter la puissance en cours de contrat ?

Oui, mais avec deux limites : les frais Enedis sont facturés à chaque modification (donc faire deux changements par an absorbe une partie de l'économie), et certains contrats commerciaux imposent une période de stabilité tarifaire de 12 mois autour des modifications de puissance. Une bonne pratique : audit annuel sur les 12 derniers mois Linky, modification une fois par an si nécessaire, conservation d'une marge confortable pour éviter les allers-retours.

Pour aller plus loin

Pour le calcul exact du TURPE complet (CG + CC + part fixe + part variable), utilisez la calculatrice TURPE 7. Pour optimiser également la part variable en déplaçant la consommation vers les heures creuses, le Simulateur HP/HC TURPE 7 est complémentaire de cet audit puissance.

Pour comprendre l'ensemble des composantes d'une facture C5, l'article Comment lire une facture C5 reprend chaque ligne et liste les pièges les plus fréquents — dont la puissance souscrite mal dimensionnée, premier vecteur d'erreur.