Aller au contenu

CIBLE · DONNÉES LINKY C5 COURTAGE

Données de consommation C5 Linky

↳ 48 points par jour, des milliers d'euros à la clé

Sur un segment C5 équipé Linky, Enedis expose une courbe de charge au pas 30 minutes et des index quotidiens ventilés HP/HC. Bien exploitée, cette donnée vaut beaucoup plus qu'une cotation : elle révèle la puissance souscrite à recaler, l'option tarifaire optimale, et l'écart entre profil-type et profil réel qui se traduit en marge. Voici comment un courtier en tire vraiment parti.

Ce que Linky met à disposition sur un C5

Sur un raccordement C5 (puissance souscrite ≤ 36 kVA, soit l'essentiel du tertiaire de proximité, des commerces et des petits sites industriels), un compteur Linky correctement configuré expose via le SGE quatre catégories de données.

  • Index quotidiens. Consommation cumulée par jour, ventilée par poste tarifaire actif : un seul index pour une option BASE, deux index (HP et HC) pour une option Heures Pleines / Heures Creuses, un index par poste pour Tempo. Antériorité 36 mois glissants.
  • Courbe de charge au pas 30 minutes. Puissance moyenne soutirée sur chaque demi-heure, exprimée en VA. Soit 48 points par jour, environ 17 500 points par an, jusqu'à 35 000 points sur 24 mois — l'antériorité maximale en C5. C'est la donnée la plus précieuse pour un courtier.
  • Paramètres techniques actifs. Puissance souscrite (3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 30 ou 36 kVA), option tarifaire (BASE, HP/HC, Tempo), formule tarifaire d'acheminement (Tarif Bleu Pro, etc.), type de compteur Linky (G1, G3), date de pose.
  • Événements compteur. Dépassements de puissance, coupures, basculement HP/HC effectif (utile car les plages HP/HC peuvent varier selon les communes), incidents télérelève.

Attention au point Galilée : pour que la courbe R171 soit disponible, le client doit avoir activé la collecte fine dans son espace MyEnedis Entreprise. C'est une exigence RGPD côté Enedis. Sans cette activation explicite, on n'a que les index quotidiens R63 — déjà utiles, mais bien moins puissants. La page sur la récupération SGE détaille comment Volto trace et corrige ce cas.

Profil de charge réel contre profil-type Enedis

Sans courbe de charge réelle, les fournisseurs cotent un C5 sur un profil-type Enedis. Le profil-type est une courbe statistique moyenne, calée sur la consommation annuelle et l'option tarifaire — elle dit "voilà à quoi ressemble en moyenne un C5 commerce de proximité de 25 MWh/an en HP/HC dans cette zone tarifaire". C'est un compromis raisonnable, mais c'est une moyenne, et la moyenne se trompe.

Sur les centaines de PDL C5 traités par les cabinets clients Volto, l'écart entre profil-type et courbe réelle se mesure régulièrement à 8 à 15% sur le coefficient d'horosaisonnalité. Trois cas typiques creusent cet écart.

Le commerce avec ouverture tardive. Une boulangerie ouvre à 5h du matin, un restaurant ferme à minuit. Le profil-type ne capte pas ces décalages horaires et sous-estime la conso en heures creuses. La cotation sur profil-type sur-facture le client par rapport à une cotation sur courbe réelle.

Le site avec activité nuit/week-end. Un atelier qui tourne en équipe de nuit, un data center, un site de production en 3x8. La conso en heures creuses dépasse largement la moyenne — le profil-type sous-évalue cette part et la cotation est faussée à la défaveur du client.

Le bureau standard 9h-18h. À l'inverse, un bureau avec activité strictement diurne consomme presque uniquement en heures pleines. Le profil-type, qui suppose un peu de conso résiduelle la nuit, surestime la part HC réelle.

Un fournisseur qui cote sur courbe réelle donne un prix plus juste qu'un fournisseur qui cote sur profil-type. À structure tarifaire égale, l'écart peut atteindre 3 à 5 € HT/MWh sur le prix de l'énergie — c'est la latitude dont dispose le commercial pour négocier ou pour préserver sa commission.

Audit de la puissance souscrite à partir de la courbe

La puissance souscrite est le levier d'économie le plus simple à activer sur un C5, et c'est aussi celui que les clients connaissent le moins. La méthode est mécanique : on prend le pic de puissance observé sur la courbe R171 sur 12 mois glissants, on le compare à la puissance souscrite déclarée dans les paramètres R151, et on en tire un palier optimal.

Cas sur-souscription. Pic 12 mois = 7,2 kVA, puissance souscrite = 12 kVA. Le client paye une composante de gestion et de soutirage TURPE calée sur 12 kVA alors qu'il pourrait tenir avec 9 kVA. Économie typique sur la composante annuelle : 80 à 130 € HT/an selon la zone tarifaire. Sur un parc de 50 sites en multi-PDL, c'est plusieurs milliers d'euros annuels.

Cas sous-souscription. Pic 12 mois = 15,8 kVA, puissance souscrite = 15 kVA, avec 12 demi-heures de dépassement constatées sur l'année. Les dépassements sont facturés en supplément TURPE, parfois lourdement. Remonter à 18 kVA coûte 30 € HT/an de composante en plus mais supprime des dépassements qui valaient 250 € HT/an cumulés. Économie nette.

Cas calage optimal. Pic = 11,4 kVA, puissance souscrite = 12 kVA, marge de 5%. Aucune action — le palier est bon. C'est rassurant, c'est rapide à diagnostiquer, et c'est ce qu'on dit au client pour montrer qu'on a vraiment regardé.

L'outil d'audit de puissance souscrite de Volto réalise ce calcul automatiquement sur tout PDL avec courbe de charge disponible et produit un rapport prêt à envoyer au client en quelques secondes.

HP/HC effectif contre HP/HC facturé

Sur un C5 en option HP/HC, deux questions méritent toujours d'être posées : les plages HP/HC actuelles sont-elles celles qui maximisent les heures creuses pour ce client ? Et l'option HP/HC est-elle même pertinente comparée à l'option BASE ?

La courbe de charge 30 minutes donne la réponse directement. On reconstitue la consommation par tranche horaire sur 12 mois, on confronte au calendrier HP/HC officiel du PDL (variable selon les communes Enedis), et on calcule trois scénarios.

Scénario 1 — maintien HP/HC actuel. Coût annuel à structure inchangée. Référence.

Scénario 2 — bascule vers BASE. Si le ratio HC/conso totale est inférieur à 30%, le surcoût d'abonnement HP/HC ne se rentabilise pas. La bascule BASE peut faire économiser 40 à 100 € HT/an sur un C5 de 25 MWh annuels.

Scénario 3 — modification plages HP/HC. Sur certaines zones Enedis, plusieurs configurations HP/HC sont possibles (8h méridien, 8h continu en nuit, etc.). Le simulateur teste les variantes et recommande la plus favorable au profil.

Le simulateur HP/HC TURPE 7 automatise ces trois scénarios sur la base de la courbe de charge récupérée. Le guide des heures creuses sous TURPE 7 détaille les arbitrages structurels.

Comment Volto intègre tout ça dans le parcours commercial

Récupérer une courbe de charge ne sert à rien si le commercial doit ouvrir Excel pour l'exploiter. L'intégration utile, c'est celle qui transforme automatiquement les 35 000 points R171 en arguments commerciaux activables.

Concrètement, dès que la R171 d'un PDL C5 Linky est récupérée via SGE, Volto produit automatiquement quatre livrables dans la fiche site. Heatmap de consommation par heure et par jour de la semaine, qui rend visible immédiatement le profil d'usage. Graphique de pic de puissance sur 12 mois avec ligne de souscription en surimpression, qui matérialise le sur ou sous-dimensionnement. Tableau comparatif d'options tarifaires (BASE vs HP/HC, avec variantes de plages quand elles existent) et économie annuelle estimée par option. Cotation enrichie : le pricer multifournisseurs s'appuie sur la courbe réelle, pas sur le profil-type, et envoie aux fournisseurs un fichier de courbe normalisé qui leur permet de produire une offre ferme plus serrée.

Cette mécanique est l'un des six modules du logiciel courtier énergie Volto, inclus dans le plan Cabinet à 200 €/mois HT. Pour la vue complète de la chaîne SGE, voir la page mère sur les données Enedis.

Questions fréquentes sur les données Linky en courtage

Tous les compteurs Linky exposent-ils la courbe de charge 30 minutes ?

Techniquement oui, opérationnellement non. Pour qu'un compteur Linky restitue la courbe de charge au pas 30 minutes via le SGE, deux conditions doivent être remplies : le client doit avoir activé la collecte fine dans son espace MyEnedis Entreprise (case à cocher explicite, c'est une exigence RGPD), et le compteur doit être configuré en mode télérelève par Enedis. Sur le segment C5, environ 70% des Linky exposent effectivement la R171 — les autres ne remontent que les index quotidiens en R63. Volto détecte ce cas et propose au commercial le bon parcours d'activation auprès du client si la courbe de charge fait défaut.

Quelle est la différence entre courbe de charge au pas 30 minutes et au pas 1 heure ?

Le pas de mesure standard côté Linky est 30 minutes : 48 points par jour. Certaines configurations historiques exposaient un pas 1 heure (24 points par jour), c'est devenu marginal en 2026. Pour le courtage, le pas 30 minutes est nettement préférable — il permet de cerner précisément les transitions HP/HC autour de 22h ou 6h, de détecter les pointes courtes (démarrage de machine), et de calibrer la puissance souscrite au plus juste. Sur un C5, le pas 30 minutes est aujourd'hui la norme. Sur un C4 en télérelève quotidienne, le pas 10 minutes est même disponible sur demande spécifique.

Comment exploiter la courbe de charge pour dimensionner la puissance souscrite ?

La méthode consiste à comparer le pic de puissance observé sur la courbe R171 à la puissance souscrite déclarée dans les paramètres techniques R151. Si le pic réel sur 12 mois ne dépasse jamais 70% de la puissance souscrite, le client est sur-souscrit — il peut descendre d'un palier (par exemple de 12 kVA à 9 kVA en C5) et économiser sur la composante de gestion et de soutirage du TURPE. À l'inverse, si on observe des dépassements répétés, sous-souscription et coût caché en heures dépassements. L'outil d'audit de puissance souscrite Volto réalise ce calcul automatiquement sur tout PDL avec courbe de charge disponible.

Profil-type Enedis vs courbe de charge réelle : quel impact sur la cotation ?

Le profil-type Enedis est une courbe statistique moyenne, calée sur la consommation annuelle et l'option tarifaire d'un site. Il sert quand on n'a pas de courbe de charge réelle (site sans Linky, nouveau raccordement). Mais sur un site équipé Linky avec R171 exploitable, l'écart entre profil-type et courbe réelle peut atteindre 8 à 15% sur le coefficient d'horosaisonnalité — ce qui se traduit directement en €/MWh sur la cotation. Un fournisseur qui cote sur courbe réelle donne un prix plus juste qu'un fournisseur qui cote sur profil-type, à structure tarifaire égale, et laisse au courtier plus de latitude pour négocier sans entamer sa commission. Voir le détail sur la <a href="/logiciel-courtier-energie/donnees-enedis/">page mère données Enedis</a>.

Peut-on détecter une option tarifaire mal calibrée avec les données Linky ?

Oui, c'est l'un des cas d'usage les plus rentables. La courbe de charge 30 minutes permet de reconstituer la consommation réelle par tranche horaire et de la confronter à la grille de l'option tarifaire active. Cas typique : un client en option HP/HC dont la consommation est répartie de manière homogène sur la journée — il paye le surcoût HP sans bénéficier de l'avantage HC, l'option BASE serait plus avantageuse. Inverse : un client en BASE dont 65% de la conso tombe en heures creuses (atelier de nuit, chauffe-eau ballon), l'option HP/HC l'aurait fait économiser plusieurs centaines d'euros par an. Le simulateur HP/HC TURPE 7 automatise ce diagnostic.

Voir aussi

Voir l'exploitation d'une courbe Linky en démo

La démonstration la plus claire : on charge la courbe de charge d'un de vos PDL ou d'un PDL de test, Volto sort la heatmap, le diagnostic puissance et la recommandation HP/HC en quelques secondes. 2 minutes en vidéo, 1h30 en prise en main accompagnée.

Créer un compte → Voir le produit

À partir de 200 €/mois HT — 2 utilisateurs inclus, sans engagement. Exploitation R171, audit de puissance et simulateur HP/HC TURPE 7 inclus, pas de surcoût par PDL.