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CIBLE 1 · RÔLE ET MANDAT

Périmètre d'intervention du courtier énergie

↳ élec, gaz, multi-PDL, cas particuliers

Le périmètre d'intervention du courtier énergie n'est pas illimité. Il couvre solidement l'électricité C5 à HTA et le gaz naturel T1 à T4 sur le marché concurrentiel. Il s'étire sur les cas particuliers (autoconsommation, multi-PDL, sites complexes). Il s'arrête là où commencent le trading de gros, les PPA et les montages de financement énergétique.

Le périmètre électricité

Sur l'électricité, le courtier intervient sur l'intégralité du marché concurrentiel professionnel français. Quatre segments structurent ce périmètre.

Segment C5 — puissance souscrite inférieure ou égale à 36 kVA, raccordement basse tension. TPE, petits commerces, petits bureaux, professions libérales, petites copropriétés. C'est le volume du marché : on estime à 5 millions le nombre de sites professionnels C5 en France. Le ticket moyen est faible (entre 1 000 et 10 000 € de facture annuelle), la mise en concurrence se fait sur 5 à 10 fournisseurs avec des grilles standardisées.

Segment C4 — puissance souscrite entre 37 et 250 kVA, raccordement basse tension renforcée. PME, sites industriels moyens, supermarchés, hôtels, grandes copropriétés, bâtiments tertiaires. Segment historique du courtage français. Ticket moyen entre 10 000 et 200 000 € de facture annuelle. La cotation devient pleinement sur-mesure, avec courbe de charge analysée, options tarifaires arbitrées (CU4, MU4, LU dans les variantes acheminement), formule indexée parfois proposée.

Segment C3 — raccordement basse tension renforcée au-dessus de 250 kVA. Sites industriels, gros bâtiments tertiaires, centres commerciaux, hôpitaux moyens. Profils analysés en détail, formules parfois hybrides (fixe + indexé), durée 24 ou 36 mois fréquente.

Segment HTA — raccordement haute tension (> 50 kV en aval). Sites industriels lourds, gros tertiaires, plateformes logistiques de grande surface. Ticket moyen souvent supérieur à 500 000 €/an. Cotation très technique, intégration des indices EEX Cal+1, parfois des montages d'achat partagé. Voir Pricer électricité courtier énergie pour la mécanique de cotation.

Le périmètre gaz naturel

Sur le gaz naturel, quatre tarifs d'acheminement structurent le marché professionnel.

T1 — consommation annuelle inférieure à 6 MWh. Très petites entreprises, chaudières individuelles professionnelles. Marché de masse, peu de marge sur la cotation, faible commission unitaire pour le courtier.

T2 — consommation entre 6 et 300 MWh/an. TPE et PME avec besoin gaz tertiaire (chauffage de bureaux, restauration, hôtellerie petite taille). Cœur de portefeuille courtage gaz pour beaucoup de cabinets.

T3 — consommation entre 300 et 5 000 MWh/an. PME industrielles, hôtellerie de taille moyenne, immobilier tertiaire significatif. Cotation pleinement sur-mesure avec analyse de profil, formule indexée PEG TRF parfois proposée. Voir Pricer gaz courtier énergie.

T4 — consommation supérieure à 5 000 MWh/an. Industriels gaz lourds (agroalimentaire, verre, papier, chimie), gros tertiaires multi-bâtiments. Cotation très technique avec indices PEG TRF voire TTF, formules complexes possibles. Le périmètre du courtier reste la négociation du contrat de fourniture standard ; au-delà commencent les contrats long terme structurés qui sortent du scope généraliste.

S'y ajoutent des énergies marginales en volume mais présentes dans le périmètre de certains cabinets : propane livré en cuve (sites hors réseau gaz, grosses cuves industrielles, restauration éloignée), granulés bois (chaufferies tertiaires, écoles, bâtiments collectifs), électricité verte avec garanties d'origine (offres avec traçabilité, intéressantes en RSE), biométhane (gaz vert injecté, encore minoritaire sur le segment pro).

Sites multi-PDL : la compétence de lot

Une partie significative du portefeuille des cabinets de courtage énergie est constituée de clients multi-sites. Une foncière avec 80 bâtiments, une chaîne de pharmacies avec 200 points de vente, une intercommunalité avec 350 bâtiments, une copropriété avec 30 compteurs collectifs : tous nécessitent une compétence de gestion en lot que ne mobilise pas un simple site mono-PDL.

Le travail consiste à consolider les données de tous les PDL ou PCE, identifier les profils homogènes (par zone géographique, par usage, par puissance), négocier un accord cadre fournisseur qui s'applique au lot avec ou sans grilles différenciées, puis déployer les contrats site par site en respectant les calendriers de bascule propres à chaque échéance.

L'enjeu est rarement de tout basculer le même jour : un portefeuille typique se déploie sur 6 à 18 mois, avec un commercial dédié à la coordination. Le mandat ACD couvre l'ensemble des PDL listés explicitement. Voir Mandat ACD énergie périmètre pour la mécanique du mandat sur multi-PDL.

Les cas particuliers : autoconsommation, transport, PPA

Trois situations sortent du périmètre standard d'un cabinet généraliste.

L'autoconsommation photovoltaïque ou éolienne. Sur un site équipé d'une centrale d'autoconsommation, le courtier intervient sur le contrat de fourniture du complément (l'énergie non couverte par la production locale) et parfois sur l'injection du surplus. Le complément est un contrat de fourniture classique, juste avec un profil plus pointu en heures sans production. L'injection du surplus relève soit de l'Obligation d'Achat EDF OA (tarif réglementé), soit de contrats d'agrégation auprès d'agrégateurs spécialisés, hors scope courtage standard. L'autoconsommation collective avec opération de partage entre plusieurs sites représente un cran de complexité supplémentaire que peu de cabinets couvrent.

Les sites raccordés au réseau de transport. Au-delà de 50 MW de puissance souscrite, certains sites industriels lourds (sidérurgie, électrolyse, électrointensif) sont raccordés directement au réseau RTE et non plus au réseau de distribution Enedis. La fourniture passe par des contrats d'achat sur les marchés organisés ou des PPA long terme avec producteurs. Le métier change : on parle de trading énergie, de gestion de risque marché, de structuration financière. Un cabinet de courtage standard ne couvre pas ce segment et redirige vers des conseils spécialisés.

Les PPA (Power Purchase Agreements). Contrats d'achat direct d'énergie renouvelable, généralement signés sur 10 à 20 ans, entre un consommateur industriel et un producteur (parc éolien ou solaire). Outil de couverture long terme et de stratégie RSE. Les cabinets de courtage qui s'y positionnent sont rares et spécialisés ; la majorité oriente le client vers un acteur dédié.

Ce qui sort clairement du périmètre

Trois domaines sortent du métier de courtier en énergie, même s'ils sont parfois confondus avec lui dans la perception commerciale.

L'audit énergétique et la maîtrise de la demande d'énergie. Ces missions relèvent de bureaux d'études thermiques ou d'experts énergie indépendants. Le courtier peut signaler des pistes (dépassement de puissance régulier, profil de charge bizarre) mais ne porte pas la mission d'audit elle-même.

Les certificats d'économies d'énergie (CEE). Mécanisme spécifique avec ses obligés, ses délégataires, ses formats de dossier. Quelques cabinets de courtage proposent cette offre en parallèle, sous forme d'une activité distincte avec ses propres règles, mais elle n'appartient pas au cœur du métier.

La gestion technique du réseau. Contractualisation avec Enedis pour modification de raccordement, demande d'augmentation de puissance, étude de raccordement sur projet neuf : tout cela relève du client et de l'exploitant. Le courtier peut accompagner ponctuellement mais n'est pas le bon interlocuteur.

Questions fréquentes

Sur quels types d'énergie le courtier intervient-il ?

Le périmètre standard couvre l'électricité (segments C5, C4, C3 et HTA) et le gaz naturel (T1, T2, T3, T4). Plus marginalement : le propane livré, les granulés bois, l'électricité verte avec garanties d'origine, le biométhane. La fourniture en cogénération, en autoconsommation collective ou en réseau de chaleur sort généralement du périmètre d'un cabinet de courtage standard parce qu'elle relève de montages contractuels spécifiques.

Le courtier peut-il intervenir sur les sites multi-PDL ?

Oui, c'est même un cœur de portefeuille pour beaucoup de cabinets. Une chaîne de magasins, une foncière, une copropriété, une intercommunalité peut totaliser 20, 200, 2000 PDL. Le courtier les traite en lot, négocie un accord cadre fournisseur, et déploie les contrats site par site. La compétence-clé est la consolidation des données et la gestion d'un calendrier de bascule progressif sur 6 à 18 mois.

Le courtier intervient-il sur les sites raccordés au réseau de transport ?

Rarement et seulement par des cabinets spécialisés. Les très gros sites raccordés directement au réseau de transport RTE (segment haute tension B, > 50 MW) relèvent de l'achat direct sur les marchés organisés (EEX, EPEX) ou de contrats long terme avec producteurs (PPA). Le métier est différent : trading, gestion de risque, structuration financière. Un cabinet de courtage standard ne couvre pas ce segment et redirige.

Que fait le courtier sur les sites en autoconsommation ?

Il négocie le contrat de fourniture du complément, c'est-à-dire l'énergie non couverte par l'autoconsommation. Si le site est en autoconsommation collective avec opération de partage, la complexité monte d'un cran et tous les cabinets ne se positionnent pas. Le courtier n'intervient en général pas sur la vente du surplus de production, qui relève de contrats spécifiques (Obligation d'Achat EDF OA, contrats d'agrégation).

Volto couvre-t-il l'ensemble du périmètre d'un courtier énergie ?

Volto couvre l'électricité C5/C4/C3/HTA et le gaz T1 à T4 — soit 95 % du périmètre d'un cabinet standard. Les segments très spécifiques (PPA, marchés de gros direct, hydrogène, biométhane à la maille fine) ne sont pas dans le scope produit. Pour le cœur du métier — pricer multifournisseurs, ACD, données distributeur, suivi des commissions — l'outil est aligné sur les besoins d'un cabinet courtage généraliste.

Voir aussi

Couvrir tout le périmètre dans un seul outil

Volto couvre l'électricité C5 à HTA et le gaz T1 à T4 avec le même pricer, le même CRM et le même module ACD. Les portefeuilles multi-PDL sont gérés en lot avec consolidation native des données distributeur. Les cas particuliers (autoconsommation, sites complexes) bénéficient des outils de paramétrage fin sur les formules.

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200 €/mois HT — élec et gaz dans le même plan, pricer aux barèmes CRE à jour.