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CIBLE FILLE · PRICER EXCEL

Excel pricer courtier énergie modèle de départ

↳ budget zéro, structure complète, limites assumées

Un Excel pricer bien construit suffit pour produire les premières cotations défendables d'un cabinet qui démarre. Il oblige à comprendre ligne par ligne ce qu'on calcule, ce qui est une bonne pédagogie. Il a aussi des limites — saisie manuelle, mise à jour des barèmes, traçabilité — qui finissent par peser. Nous décrivons ici la structure type, les six blocs à intégrer, et les signaux qui indiquent qu'il est temps de migrer.

Pourquoi commencer par Excel

Trois arguments raisonnables militent pour démarrer avec Excel.

Le coût. Aucun. Une licence Microsoft 365 si on n'en a pas déjà, sinon Google Sheets ou LibreOffice. Pour un cabinet qui démarre, économiser 200 à 500 € par mois d'abonnements sur les six premiers mois est une décision rationnelle quand la trésorerie est tendue. Voir la page pilier devenir courtier énergie pour la mécanique générale du démarrage.

La pédagogie. Construire son propre pricer oblige à comprendre ce qu'on calcule. Lire la délibération CRE TURPE 7, reconstituer les postes horosaisonniers, intégrer la CTA assise sur la part fixe — ces exercices font monter en compétence beaucoup plus vite qu'un outil clé en main qui masque les mécaniques.

La flexibilité. Un Excel se modifie en cinq minutes. Ajouter un nouveau fournisseur partenaire avec sa grille de commission, intégrer une formule indexée non standard, simuler une option green avec garanties d'origine — toutes ces adaptations sont triviales en Excel et demandent un développement spécifique dans un outil SaaS.

La logique inverse — pourquoi un outil dédié devient nécessaire ensuite — apparaît plus loin. Pour la première année, Excel est un choix raisonnable.

Structure type d'un Excel pricer électricité

Une structure efficace en cinq feuilles distinctes :

Feuille 1 — Saisie client. Identité (raison sociale, SIREN, adresse, contact), PDL ou PRM, segment tarifaire (C5 / C4 / HTA), puissance souscrite, option tarifaire (base / HP-HC / TLU), consommation annuelle estimée ou réelle, courbe de charge si disponible, durée de contrat envisagée, énergie souhaitée (électricité, gaz, ou les deux).

Feuille 2 — Barèmes CRE. Centralise les barèmes en vigueur. TURPE 7 : composantes CG, CC, CS séparées par poste horosaisonnier, FTA, mises à jour annuelles. ATRT 8 et ATRD 7 pour le gaz. Accise sur l'électricité au taux annuel. TICGN. TVA à 20 % depuis août 2025. Cette feuille est l'unique source de barèmes ; toutes les autres feuilles y font référence par formule, jamais en valeur dure. Une modification de barème se fait à un seul endroit.

Feuille 3 — Calcul molécule. Prix de l'énergie selon l'offre du fournisseur. Trois sous-blocs : prix fixe (€/MWh figé), prix indexé (formule = indice + delta, avec saisie de l'indice de référence et du delta), prix spot (référence EPEX Spot ou PEG TRF). Pour les indexées, voir la page formule indexée courtier énergie pour la mécanique détaillée.

Feuille 4 — Calcul total cotation. Agrégation des six blocs : molécule × consommation, TURPE annuel calculé depuis la feuille 2, CTA depuis la part fixe TURPE, accise sur la consommation, TVA à 20 % sur l'ensemble, commission courtier en €/MWh appliquée. Sortie : coût total annuel HT et TTC, prix moyen €/MWh, comparatif avec une offre de référence (TRVE ou offre fournisseur actuel).

Feuille 5 — Devis client. Mise en forme du résultat pour transmission au prospect. Décomposition lisible (molécule, acheminement, taxes, total), date de cotation, durée de validité, mentions légales. Export PDF manuel par impression. Cette feuille est ce que le client signe.

Les six blocs de calcul détaillés

Détail des six composantes à intégrer pour produire une cotation électricité B2B propre. Pour la version simplifiée gaz, remplacer TURPE par ATRT et ATRD, accise par TICGN.

1. Molécule. Prix de l'énergie négocié avec le fournisseur, en €/MWh. Multiplié par la consommation annuelle. Sur une offre fixe, valeur figée. Sur une offre indexée, formule = indice × coefficient + delta. Sur une offre spot, exposition directe à l'EPEX Spot ou PEG TRF.

2. TURPE. Tarif d'acheminement électricité, fixé par la CRE et identique chez tous les fournisseurs. TURPE 7 en vigueur du 1er août 2025 au 31 juillet 2029. Trois composantes principales : CG (gestion, forfait annuel), CC (comptage, fonction du dispositif), CS (soutirage, fonction de la puissance et de la consommation par poste horosaisonnier), plus le FTA pour les options avec puissance différenciée. Voir le lexique TURPE et composantes.

3. CTA. Contribution Tarifaire d'Acheminement, reversée à la CNIEG. Assise sur la part fixe du TURPE (essentiellement la composante de soutirage fixe). Plus la puissance souscrite est élevée, plus la CTA monte. Un dimensionnement précis de la puissance souscrite réduit donc à la fois TURPE et CTA.

4. Accise sur l'électricité. Issue de la fusion CSPE / TICFE depuis 2017. Taxe d'État sur la consommation, en €/MWh, taux fixé annuellement dans la loi de finances. Applicable à toutes les consommations sauf exonérations spécifiques (électro-intensifs notamment). Pour le gaz, remplacer par la TICGN.

5. TVA. Depuis le 1er août 2025, taux normal de 20 % à la fois sur la consommation et sur l'abonnement, après la fin du taux réduit de 5,5 % qui s'appliquait aux abonnements jusqu'à cette date.

6. Commission courtier. Versée par le fournisseur au courtier, en €/MWh livré ou en pourcentage de la marge fournisseur. Ordres de grandeur 2026 sur durée moyenne 36 mois : 8 à 15 €/MWh sur C5, 5 à 10 €/MWh sur C4, 2 à 7 €/MWh sur HTA, environ 9 €/MWh moyen sur le gaz. Le mode de paiement dominant en 2026 est 100 % à la signature. Doit être saisie distinctement dans la feuille de calcul pour suivre la rentabilité du dossier. Voir Rémunération du courtier énergie.

Limites de l'approche Excel

Trois limites se révèlent vite à mesure que le volume monte.

Le risque d'erreur sur les barèmes. TURPE révisé annuellement, accise dans la loi de finances chaque année, TVA potentiellement modifiée. Chaque mise à jour oblige à modifier la feuille « Barèmes CRE » ; un oubli sur un poste horosaisonnier ou sur une composante FTA produit des cotations erronées qui passent inaperçues tant que le client ne conteste pas. Un outil dédié maintient automatiquement les barèmes.

L'absence d'archivage. Un Excel se modifie. Une cotation faite en mars 2026 et modifiée en septembre 2026 perd sa version initiale, sauf à enregistrer un fichier par cotation, ce qui finit par produire un dossier de centaines de fichiers ingérable. Quand un client revient 18 mois après pour comprendre une facture, retrouver la cotation initiale exacte demande un travail acrobatique.

L'absence d'intégration. Un Excel ne se lie pas au CRM, ne déclenche pas la signature ACD, ne récupère pas la courbe de charge Enedis automatiquement, ne calcule pas la commission due par le fournisseur, ne produit pas le devis PDF d'un clic. Chaque étape redevient manuelle, et le temps perdu par cotation monte vite — souvent 30 à 60 minutes là où un outil dédié fait 5 minutes.

Quand migrer vers un outil dédié

Trois signaux convergent pour identifier le bon moment.

1. Volume. À partir de 30-40 cotations par mois ou d'un volume cumulé de 100 contrats actifs, l'effort de tenue manuelle dépasse le coût d'un abonnement SaaS. Un outil dédié à 200 €/mois HT s'amortit dès qu'il fait gagner deux heures de travail par mois sur du temps facturé indirectement.

2. Complexité. Quand on commence à coter du HTA, de la formule indexée à plusieurs indices, du multi-sites avec consolidation, du green avec garanties d'origine — les feuilles Excel deviennent fragiles. Un changement dans une formule rompt une autre formule en cascade sans qu'on s'en aperçoive.

3. Discipline. Quand on commence à perdre du temps à reconstituer une cotation faite trois mois plus tôt, ou quand on hésite à confirmer une cotation à un client parce qu'on n'est plus sûr du barème utilisé — c'est que la traçabilité fait défaut et qu'il faut un outil qui horodate et archive systématiquement.

Pour les autres briques d'outillage à arbitrer en parallèle, voir CRM gratuit pour courtier débutant et signature électronique économique. Pour la suite intégrée complète, voir le pricer énergie Volto.

Questions fréquentes

Est-ce qu'un Excel pricer suffit pour démarrer une activité de courtage énergie ?

Oui, pour les premiers mois et les premiers dizaines de cotations. Un Excel structuré avec les composantes molécule, TURPE, accise, CTA, TVA et commission permet de produire un devis défendable à partir d'une consommation déclarée ou d'une courbe Enedis. Les limites apparaissent vite : risque d'erreur de saisie sur les barèmes (qui changent), absence d'horodatage et d'archivage, difficulté à reconstituer une cotation 18 mois après. Mais pour valider le marché et générer les premiers contrats, un Excel propre fait le travail.

Quelles sont les composantes obligatoires à intégrer dans le pricer ?

Six blocs structurent toute cotation électricité B2B en 2026. (1) La molécule (prix de l'énergie négocié avec le fournisseur, en €/MWh). (2) Le TURPE 7, séparé en composante de gestion, de comptage, de soutirage avec ses postes horosaisonniers, et le forfait FTA. (3) La CTA, calculée sur la part fixe du TURPE. (4) L'accise sur l'électricité (ex-CSPE / TICFE), au taux annuel en vigueur. (5) La TVA à 20 % depuis août 2025, sur la consommation et l'abonnement. (6) La commission courtier en €/MWh ou en pourcentage de la marge fournisseur, à intégrer ou à séparer selon l'arrangement avec le fournisseur. Pour le gaz, remplacer TURPE par ATRT et ATRD et accise par TICGN.

À partir de quand un Excel devient ingérable ?

Trois signaux convergent. Le premier : plus de 10 à 15 cotations par mois — la saisie devient une charge, les erreurs se multiplient. Le deuxième : la mise à jour des barèmes CRE — chaque évolution TURPE, ATRT, accise oblige à corriger toutes les feuilles, avec risque d'oubli. Le troisième : la traçabilité — quand un client revient 18 mois après pour comprendre une facture, retrouver la cotation initiale et ses paramètres devient un exercice acrobatique. La règle pratique : à partir de 30-40 cotations par mois ou d'un volume cumulé de 100 contrats actifs, un outil dédié devient rentable.

Quels barèmes faut-il maintenir à jour dans le pricer ?

Quatre familles. (1) Le TURPE actuel — TURPE 7 depuis le 1er août 2025, en vigueur jusqu'au 31 juillet 2029. Composantes CG, CC, CS, FTA, postes horosaisonniers, mises à jour annuelles. (2) ATRT 8 (depuis avril 2024) et ATRD 7 (depuis juillet 2024) pour le gaz. (3) L'accise sur l'électricité et la TICGN, fixées chaque année dans la loi de finances. (4) La TVA à 20 % depuis le 1er août 2025 sur consommation et abonnement. Les indices marché (EEX Cal+1, PEG TRF, TTF) ne s'intègrent pas dans un Excel statique mais peuvent être saisis ponctuellement pour les formules indexées. Compter une mise à jour annuelle complète au minimum, plus des correctifs ponctuels en cours d'année.

Existe-t-il un modèle Excel téléchargeable ?

Volto met à disposition un calculateur en ligne pour estimer rapidement le TURPE et le coût d'acheminement d'un site C5 sur la page calculer-turpe. Pour un modèle Excel complet adapté au démarrage, plusieurs courtiers expérimentés proposent leurs templates payants sur des marketplaces sectorielles ; certaines fédérations professionnelles fournissent aussi un modèle de base. Construire le sien à partir d'un PDF de facture client et d'une lecture attentive des délibérations CRE en vigueur reste l'option la plus formatrice — et la plus fiable, parce qu'on comprend ligne par ligne ce qu'on calcule.

Voir aussi

Migrer vers une suite intégrée quand le volume le justifie

Volto regroupe pricer électricité et gaz aux barèmes CRE à jour, CRM courtage, signature ACD intégrée et calcul des commissions dans un seul logiciel à 200 €/mois HT. La bascule depuis un Excel se fait en quelques jours, avec import des dossiers existants.

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