CAS ILLUSTRATIF · IMPRIMERIE LABEUR
Courtier énergie imprimerie
↳ Presses, air comprimé, humidification continue
Une imprimerie cumule presses gourmandes, air comprimé essentiel, climatisation et humidification permanentes. Le profil est lourd, les leviers nombreux. Voici comment nous l'abordons.
Profil énergétique typique
Une imprimerie labeur (publicité, édition, packaging) est typiquement raccordée en C4 (puissance souscrite entre 36 et 250 kVA). Les imprimeries plus importantes ou avec presses rotatives basculent en HTA (> 250 kVA). La consommation par tonne imprimée varie selon le type de procédé (offset, numérique, sérigraphie, flexographie).
Le profil horaire suit l'organisation industrielle. Une imprimerie de labeur classique fonctionne en horaires industriels diurnes ou en 2x8. Une imprimerie presse (quotidiens, magazines) fonctionne en 3x8 avec pic les nuits de bouclage. Une imprimerie packaging peut être en 2x8 ou 3x8 selon les volumes commandés.
Les postes principaux : presses, air comprimé indispensable aux presses offset et à de nombreuses presses numériques industrielles, climatisation et humidification pour la stabilité dimensionnelle des papiers, éclairage intense pour le contrôle qualité, finition (massicot, encartage, reliure). La répartition exacte dépend du procédé et du métier.
Sur le volet thermique, le gaz est largement présent pour le chauffage des locaux de production (volumes importants à chauffer) et parfois pour des procédés thermiques.
Postes de coût clés
Sur la facture C4, on retrouve la fourniture, l'acheminement TURPE 7 (composante de soutirage importante, composante de dépassement éventuelle) et les taxes (accise sur l'électricité et CTA). Certaines imprimeries peuvent être éligibles aux taux réduits d'accise selon les régimes en vigueur, à vérifier. TVA à 20 % depuis le 1er août 2025.
Sur le gaz T3, la structure combine fourniture (molécule), acheminement ATRD 7 et taxes (CTA, accise gaz).
La particularité imprimerie : la consommation de base (humidification + climatisation + air comprimé en maintien) ne diminue pas la nuit. Cela donne un profil dont le facteur de charge (rapport consommation moyenne / pic) est élevé, ce qui est favorable à la cotation et permet d'envisager une option d'acheminement de type Moyenne ou Longue Utilisation.
Leviers d'économie typiques
Calage de la puissance souscrite. Sur une imprimerie en 2x8, le pic de puissance tombe généralement en début de poste (relance simultanée de plusieurs presses) plutôt qu'en milieu de production. La courbe R171 permet d'identifier ce pic et de calibrer la souscription avec une marge raisonnable. Certains sites sont sur-dimensionnés par rapport au pic réel.
Vérification option d'acheminement. Sur une imprimerie en 2x8 ou 3x8 avec consommation de base non négligeable, l'option Moyenne ou Longue Utilisation est généralement plus avantageuse que Courte Utilisation. Beaucoup d'imprimeries sont restées en option historique sans révision — vérification systématique. Cadre TURPE 7 applicable 2025-2029.
Éligibilité accise réduite. Selon les secteurs et seuils en vigueur, l'imprimerie peut prétendre à des taux d'accise réduits. À vérifier au cas par cas.
Choix de la structure de prix de fourniture. Sur une imprimerie sensible aux variations de coût matière (papier, encres), la stabilité du coût énergie est souvent recherchée. Le prix fixe sur 2-3 ans est fréquemment retenu pour cette raison. Le compromis mixte fixe + indexé reste pertinent.
Mise en concurrence multifournisseurs sur courbe réelle. Sur un C4, l'écart entre fournisseurs sur même base courbe peut être significatif et justifie une mise en concurrence rigoureuse.
Optimisation air comprimé (hors contrat). Conseil opérationnel que le courtier peut signaler : les fuites du réseau air comprimé sont souvent importantes sur les sites mal entretenus. Un audit fuites + reprise étanchéité génère des économies électriques substantielles sans rapport avec le courtage. Mention au client pour positionner le courtier en conseil énergie élargi.
Travail du courtier sur ce profil
Sur une imprimerie, la posture commerciale est celle de l'expertise industrielle. L'interlocuteur est le directeur de production, le directeur général ou le directeur des achats sur les structures plus importantes. Il apprécie qu'on lui parle technique métier, pas seulement contrat.
Données demandées en première phase : 24 mois de factures électricité et gaz, copie des contrats actuels, numéros de PDL et PCE, mandat de consultation, autorisation SGE Enedis et accès aux index GRDF. Le commercial s'informe sur le métier précis (labeur, presse, packaging) et le régime de production pour interpréter correctement la courbe.
Le diagnostic Volto sort un dossier complet : courbe de charge sur 24 mois avec lecture métier, audit puissance et option d'acheminement, qualification accise, scénarios de cotation, recommandation structure de prix. La présentation se fait au comité de direction avec dossier formel.
Le mandat ACD clôture la phase amont. Le suivi se prolonge sur 12 à 36 mois selon l'engagement retenu.
Cas type illustratif
Imprimerie labeur, plusieurs presses offset et finition, équipe en 2x8 du lundi au vendredi, raccordement C4.
- Volume électricité : significatif, dépendant du parc et du régime de production.
- Volume gaz : modéré, lié au chauffage des locaux et appoint procédé.
- Option d'acheminement actuelle souvent à recalibrer (Moyenne ou Longue Utilisation).
- Plancher non négligeable lié à l'humidification, à la climatisation et à l'air comprimé en maintien.
Diagnostic Volto. Lecture de la courbe R171 pour identifier les pics de relance en début de poste : certains sites restent au-dessus du pic réel et peuvent descendre d'un palier. Vérification de l'option d'acheminement compte tenu du facteur de charge élevé. Qualification de l'éligibilité au taux réduit d'accise selon le secteur. Mise en concurrence multifournisseurs sur courbe réelle, électricité et gaz, avec choix de structure de prix orienté par l'appétence risque du dirigeant (souvent fixe ou mixte sur une imprimerie sensible au coût matière). Commission cabinet intégrée à la grille comparative.
Les économies cumulées dépendent du profil, du métier précis et de l'état du marché. À date de mai 2026.
Questions fréquentes
Pourquoi une imprimerie consomme-t-elle autant ?
Trois postes pèsent particulièrement sur la facture énergie d'une imprimerie. D'abord, les presses elles-mêmes qui consomment beaucoup en charge mais aussi en maintien hors production (chauffe des rouleaux, climatisation des locaux pour stabilité hygrométrique). Ensuite, l'air comprimé indispensable au fonctionnement de la plupart des presses offset et numériques industrielles — c'est souvent le second poste. Enfin, la conditionnement air et humidification : une imprimerie a besoin d'une hygrométrie stable (40-60 %) toute l'année, ce qui implique une climatisation et un humidification permanents.
Le profil d'une imprimerie est-il diurne ou continu ?
Cela dépend du métier. Une imprimerie de labeur classique (publicité, édition) fonctionne typiquement en horaires de bureau industriel (7h-19h en équipe unique ou en 2x8). Une imprimerie presse (quotidiens, périodiques) fonctionne souvent en 3x8 voire en continu sur les semaines de bouclage. Une imprimerie de packaging (carton, étiquettes) peut être en 2x8 ou 3x8 selon les volumes. Le diagnostic Volto interprète la courbe selon le métier identifié.
L'humidification consomme-t-elle vraiment beaucoup ?
Oui, davantage qu'on ne l'imagine. Un système d'humidification permanent sur un atelier d'imprimerie représente une part non négligeable de la consommation électrique annuelle, particulièrement marquée en hiver (air sec lié au chauffage). Sur la courbe de charge, on voit un poste résiduel qui ne diminue pas la nuit, indépendamment du régime de production. Le courtier signale ce poste au client comme cible potentielle d'optimisation technique en plus de l'optimisation contractuelle.
Le contrat gaz a-t-il une place dans une imprimerie ?
Oui, dans la majorité des cas. Le gaz est utilisé pour le chauffage des locaux de production (souvent volumes importants à chauffer) et pour certains procédés thermiques spécifiques (séchage UV thermique sur certaines presses, fours sur les ateliers de finition). Le contrat gaz mérite la même mise en concurrence que l'électricité, et le bi-fluide ouvre l'offre coordonnée chez certains fournisseurs.
Voir aussi
- Courtier énergie PME industrielle — profil industriel parent.
- Courtier énergie entrepôt logistique — profil 24/7 industriel.
- Courtier énergie garage — profil atelier plus léger.
- Audit puissance souscrite — calage C4.
- Pricer énergie multifournisseurs — cotation sur courbe.
- Logiciel courtier énergie Volto — chaîne complète.
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